Le monde des salles de vente vous effraie ? Avec nos quelques conseils, vous pouvez offrir en toute sérénité et de la même manière avec les passionnés les plus aguerris. Frank Puaux répond aux 10 questions les plus fréquemment posées

Lire également : Quelles sont les taxes lors d'une vente aux enchères ?
À propos de l’auteur : Frank Puaux
Diplômé commissaire-priseur en 2012, j’ai exercé durant quatre ans dans le sud de la France avant de lancer la Galerie Le Collector Moderne et l’agence Art Storyteller.
1. Pouvons-nous savoir qui est le vendeur ?
Le commissaire-priseur agit comme intermédiaire entre vendeur et acheteur, et il est strictement interdit de révéler l’identité du vendeur sans accord explicite ou obligation légale (par exemple lors de la liquidation judiciaire d’une entreprise ou la mise en vente d’une collection reconnue). Contrairement à une idée reçue, la maison de vente ne détient pratiquement jamais les œuvres mises aux enchères : une évolution législative sur les enchères a bien instauré une exception, mais dans le cas où le commissaire-priseur ou un de ses collaborateurs serait lui-même vendeur, cela doit être clairement mentionné dans la communication de la vente.
A lire en complément : Comprendre les frais de courtage avant d'investir en bourse
2. Est-ce que l’authenticité du travail est garantie ?
L’opérateur de vente, assisté éventuellement d’un expert, engage sa responsabilité sur les informations publiées dans le catalogue. Mais attention : ces données peuvent être modifiées jusqu’à la dernière minute, y compris oralement pendant la session. Les termes employés dans les catalogues (« attribué à », « école de », « après », etc.) sont encadrés par un décret du 3 mars 1981, et la mention directe du nom de l’artiste ou d’une époque certifie l’authenticité. Cette responsabilité protège l’acheteur, qui pourra annuler la transaction si l’œuvre s’avère être une copie tardive ou un faux. Cela dit, l’authenticité artistique n’est jamais une science exacte : l’avis des experts évolue parfois au fil du temps, et l’incertitude fait partie du jeu.
3. Est-ce que je peux changer d’avis après la vente ?
La législation en matière d’enchères publiques s’écarte nettement du droit de la consommation. Dès que le commissaire-priseur prononce le mot « adjugé », la propriété est transférée et le paiement devient exigible de la part de l’acheteur qui a remporté l’enchère. Sauf erreur manifeste immédiatement signalée, il n’est pas possible de revenir sur sa décision : le droit de rétractation ne s’applique pas ici, et le prix ne se négocie jamais après coup. En cas de refus de paiement, un dispositif dit d’« offre folle » existe : il permet de remettre le lot en vente et de réclamer la différence de prix à l’acheteur défaillant. D’où la nécessité pour les maisons de ventes de collecter un maximum d’informations sur les acheteurs déposant des « bons de commande », c’est-à-dire des offres à distance.
4. Est-ce essentiel d’y arriver ?
Plusieurs options existent désormais pour acheter à distance lors d’une vente aux enchères :
- Participer en ligne via des plateformes comme Interencheres Live, Drouot Live, Enchères, Invaluable…
- Passer par une enchère téléphonique (souvent proposée à partir d’un certain montant)
- Déposer un « ordre fixe » : le commissaire-priseur ou son équipe enchérissent pour vous, dans la limite que vous avez fixée.
Cependant, il reste vivement recommandé d’assister à l’exposition publique pour examiner soi-même l’état des œuvres. Le catalogue ne signale que les défauts les plus évidents, et certaines formules ambiguës (« accidents », « dans l’état ») peuvent laisser planer le doute.
5. Quel est le coût supplémentaire ?
Les conditions générales de vente varient d’une maison à l’autre et méritent d’être lues attentivement. Les frais sont rappelés oralement avant le début de chaque vente. Les enchères sont annoncées hors « frais d’achat » et hors taxes (TVA de 20 % sur les frais ou 5,5 % pour les livres) : ces frais, proportionnels, rémunèrent l’opérateur de vente et oscillent entre 15 et 30 %. Certains proposent des grilles dégressives selon le montant adjugé. D’autres frais peuvent s’ajouter si vous souhaitez faire livrer l’œuvre (expédition) ou en cas de retrait tardif (garde).
6. Suis-je sûr d’acheter à ‘Juste prix’ ?
Aux enchères, le prix se fixe librement par la concurrence entre passionnés disposant des mêmes informations. L’estimation du catalogue n’est qu’une indication : le marché tranche au dernier moment, parfois bien au-delà de la fourchette annoncée. Chacun décide du montant qu’il souhaite mettre sur la table : il n’est pas rare de voir un lot partir à un prix jugé élevé si deux acheteurs se disputent fermement une pièce. Mieux vaut donc réfléchir en amont à sa limite maximale et s’y tenir le jour J.
7. Comment savoir si l’œuvre est vendue ?
Ce n’est pas le coup de marteau, mais le mot « adjugé » qui officialise la vente d’un lot. Un simple coup de marteau peut aussi signifier que l’œuvre a été « retirée » à la demande du vendeur. En général, vendeur et commissaire-priseur s’accordent sur un « prix de réserve » en dessous duquel la vente n’a pas lieu : si le prix n’est pas atteint, le lot est « retiré », souvent sans annonce explicite pour préserver l’ambiance de la salle. Les œuvres non vendues peuvent :, être restituées à leur propriétaire,, repassées lors d’une prochaine vente (souvent à un prix révisé),, ou être proposées à l’amiable : depuis 2011, les commissaires-priseurs ont la possibilité de vendre à l’amiable les invendus si un acheteur se manifeste par la suite, dans la limite du prix de retrait initial.
8. Comment connaissez-vous le classement d’un artiste ?
La plupart des maisons de vente publient les résultats de leurs sessions sur leur site pendant plusieurs jours. Parallèlement, les prix des enchères sont répertoriés dans des bases de données spécialisées (Artprice, Akoun, Artnet, Artvalue…), accessibles généralement sur abonnement. Avant d’acheter, il est judicieux de consulter la « cote » officielle d’un artiste. Les tarifs pratiqués par les particuliers, galeries ou antiquaires sont souvent supérieurs à ceux observés en salle de vente.
9. Quels sont les abus les plus récurrents ?

Le secteur des enchères n’a pas été épargné par certaines affaires ces dernières années, mais elles ne sauraient jeter l’opprobre sur l’ensemble de la profession. Il est prudent de se renseigner sur la réputation d’une maison de vente avant de lui confier ses biens ou d’enchérir. Forums et presse spécialisée permettent souvent d’identifier des pratiques douteuses.
Parmi les dérives les plus fréquentes, figure l’utilisation discutable des « bons de commande » : certains opérateurs n’hésitent pas à faire monter artificiellement le prix jusqu’au plafond du bon de commande, même si personne d’autre n’est en lice. Pour éviter ce piège, les habitués préfèrent se déplacer en salle et évitent de montrer trop d’enthousiasme pour une œuvre. Si vous détenez des objets de valeur et que vous n’êtes pas familier du marché de l’art, faire expertiser vos biens par plusieurs spécialistes reste la meilleure façon de s’assurer de leur juste estimation. Je propose d’ailleurs d’accompagner acheteurs comme vendeurs, ou de réaliser un inventaire indépendant, pour donner une vision claire sur la valeur de votre patrimoine.
Les scandales qui ont éclaboussé l’hôtel Drouot ont souvent impliqué les « commis », c’est-à-dire les transporteurs chargés de vider des appartements. Même si la société responsable a été dissoute, il reste indispensable d’établir la liste la plus précise possible des objets confiés en vente, notamment au moment de leur collecte. Cette obligation s’impose à tout opérateur d’enchères (cf. code de déontologie mentionné plus bas).
10. Quels sont les solutions ?
Si vous détenez des preuves tangibles d’une pratique abusive, il convient de saisir le Conseil des ventes volontaires (CVV), l’organisme de tutelle du secteur, qui peut engager des procédures disciplinaires. En cas de litige, les modalités d’action en nullité ou en responsabilité sont détaillées sur la page dédiée.

Questions des internautes
La vente aux enchères « jam »
Prosper (20 novembre 2017) : Bonsoir, le commissaire-priseur a-t-il le droit légal de passer de faux bons de commande ou d’augmenter l’enchère par l’intermédiaire d’un complice dans la salle pour augmenter le prix ?
- Bonsoir Prosper,
Il existe une distinction entre les enchères fictives selon qu’elles interviennent en dessous ou au-dessus du « prix de réserve » du vendeur.
1. En dessous du prix de réserve, il est fréquent que le commissaire-priseur surenchérisse « au nom du vendeur » pour dynamiser la vente. Si personne ne suit, le lot est retiré. Si quelqu’un se manifeste, l’opérateur simule jusqu’au prix de réserve avant de céder au seul acheteur réel. Dans ce cas, l’acquéreur potentiel n’est pas lésé, car il n’aurait pas pu obtenir le lot à un tarif inférieur au prix minimum.
2. Au-dessus du prix de réserve, la surenchère fictive, appelée dans le métier « bourrage d’enchères », consiste à inciter un enchérisseur isolé à continuer de monter. Cette pratique, surtout utilisée quand un bon de commande ferme existe, reste difficile à prouver car le commissaire-priseur reçoit des ordres de diverses sources, invisibles pour le public. La jurisprudence admet depuis longtemps les offres « au nom du vendeur », mais reconnaître l’existence d’un jeu truqué et opaque relève de l’initié.
Depuis 2011, la loi interdit à l’opérateur de « remplir » une enchère au-delà du prix de réserve : le prix minimum ne peut excéder la fourchette basse d’estimation (art. L321-11 du Code de commerce).
Par ailleurs, le Code de déontologie interdit d’utiliser un bon de commande pour simuler des enchères destinées à « chauffer » la salle. S’il n’y a qu’un seul bon de commande, le prix adjugé doit rester inférieur à son montant. S’il y en a plusieurs, le prix peut dépasser ceux des ordres inférieurs, mais doit rester en deçà du plus élevé.
Honoraires vendeur
Sophie (13 novembre 2017) : bonjour, je voulais savoir quel pourcentage de ventes le vendeur devrait-il payer ? Merci
- Bonjour Sophie,
Le vendeur n’a pas de frais à avancer : la commission de l’opérateur est directement déduite du montant qui lui est reversé après la vente de son bien. Comme évoqué plus haut, ce pourcentage est fixé librement par chaque commissaire-priseur, ce qui permet de comparer les offres.
En pratique, pour les objets de faible valeur, la « commission vendeur » se situe entre 10 et 20 %. Pour les lots plus importants, elle descend souvent à 0-10 %. S’ajoutent les « frais d’achat » demandés à l’acheteur (20 à 25 % en moyenne sur le prix au marteau). Au final, entre 20 et 45 % du montant total de la transaction peuvent être absorbés par les diverses commissions.
Le ramassage des taxes ?
Justine (12 janvier 2018) : bonjour, je suis intéressé à acheter une œuvre d’art aux enchères pour mon entreprise et à me demander de renseignez-vous sur la TVA. En effet, j’ai lu dans vos publications qu’il y a de la TVA sur le coût, mais qu’en est-il de l’œuvre elle-même ? Merci
- Bonjour Justine,
Les maisons de vente agissent en tant qu’intermédiaires « opaques » et sont soumises au régime de TVA sur marge (la plupart des vendeurs étant non assujettis, hors cas particuliers). La TVA concerne uniquement la commission du commissaire-priseur et n’apparaît pas sur le prix de l’œuvre pour l’acheteur. Une galerie, en revanche, peut proposer une facturation avec récupération de la TVA sur la totalité du prix (incluant certains avantages fiscaux, que j’explique par ailleurs). Si vous souhaitez acquérir une œuvre via notre galerie, nous pouvons proposer ce type de facturation adaptée aux entreprises.
Un devoir d’information
Christiane (6 novembre 2017) : bonjour, j’ai déposé un vieux livre en vente à un commissaire-priseur pendant 8 mois, je l’ai relancé plusieurs fois pour savoir où était la vente, toujours pas présentée. Combien de temps peuvent-ils conserver un article sans le présenter à la vente ? Merci
- Bonjour Christiane,
Le Code de déontologie du Conseil des ventes volontaires vous soutient dans votre démarche. Il impose à l’opérateur de vente d’informer le vendeur des coûts, modalités de paiement, prélèvements et taxes. Il doit également indiquer si l’objet confié sera proposé lors d’une vente courante ou cataloguée. À la demande, il doit être en mesure de fournir la date prévisionnelle de passage en vente.
Objets perdus
Patrick(16 mars 2018) : Bonjour, monsieur, La maison de vente à laquelle j’ai beaucoup confié ne la trouve plus invendue. Quel refuge ai-je ? Que signifie la législation ? Je viens d’envoyer une lettre recommandée AR à partir de cette liste en question. Quelles mesures devez-vous prendre ? Merci pour vos conseils à ce sujet. Salutations
- Bonjour Patrick,
Ce genre de mésaventure arrive malheureusement, les maisons de vente gérant des milliers d’objets. Si votre bien n’a pas été vendu et ne peut être restitué, vous êtes en droit de réclamer le remboursement de l’estimation initiale. Cette démarche passe par le Conseil des ventes volontaires (CVV). La plupart du temps, les dossiers se règlent à l’amiable, et il est rare qu’un commissaire-priseur refuse d’assumer sa responsabilité si la perte est avérée. N’hésitez pas à reprendre contact si le dossier n’avance pas.
Achat à distance d’article endommagé
Alain (15 mars 2018) : bonjour, j’aimerais obtenir des conseils sur la façon d’acheter un commissaire-priseur en ligne via Interencheres. Je suis collectionneur de stylos plume et j’ai acheté quelques stylos. Ni la photo de présentation unique sur le site web de l’espace d’enchères (…) ni les commentaires lors des ventes en ligne, il a permis de savoir que les deux stylos placés avant la vente aux enchères présentaient des défauts irréparables (…). J’ai envoyé un message au commissaire aux enchères pour lui faire part de ma surprise et de mon mécontentement et je lui ai demandé quelles mesures prendre pour corriger cette vente. Mais je préfère l’anticiper d’où ma demande de conseils. Salutations
- Bonjour Alain,
Les conditions de vente sont souvent strictes et engagent l’acheteur à examiner les objets lors des expositions. Néanmoins, avec la montée des ventes à distance, il arrive que le commissaire-priseur fasse un geste s’il est prouvé qu’un défaut majeur n’a jamais été signalé. Pour un stylo, tout dépendra de la gravité du défaut et de sa visibilité : l’annulation de la vente reste à la discrétion de l’opérateur, sauf si la vente était judiciaire. Pour éviter ce type de déconvenue, mieux vaut téléphoner avant l’achat pour obtenir un rapport d’état détaillé.
Procédure d’ « enchère folle » échouée
Leila (20 mars 2018) : bonjour, j’ai un tableau qui s’est vendu pour la première fois, mais l’acheteur n’a pas payé son achat. La table a été présentée pour la deuxième fois dans une vente aux enchères folle, mais vendue moins que la première fois (différence de 2700 euros). L’espace de vente aux enchères ne veut pas faire ce qu’il faut pour récupérer la différence, sauf ce qu’il est recommandé d’aller au 1er acheteur. ont envoyé. Le commissaire-priseur, qui me dit que mon tableau est toujours bien vendu, ne veut pas payer de frais pour récupérer le solde. Cela fait 3 mois que la vente a expiré… Que puis-je faire ? Cordialement,
- Bonjour Leila,
Votre question soulève un point complexe et débattu dans la réglementation des ventes aux enchères. Selon le code de commerce, le commissaire-priseur doit s’assurer de la gestion des fonds reçus pour le vendeur (article L321-14) mais n’est pas tenu de compenser lui-même le défaut de paiement d’un acheteur. Si l’opérateur a entrepris toutes les démarches pour recouvrer le prix, il ne peut être contraint de verser la différence si l’acheteur défaillant reste introuvable. En cas de litige, il est possible de saisir le commissaire du gouvernement auprès de la Commission des ventes volontaires via le formulaire dédié.
Concurrence entre plusieurs bons de commande
Jean-François (18 septembre 2018) : Bonsoir, j’aimerais savoir comment font les commissaires-priseurs s’ils ont plusieurs bons de commande pour le même article ? Est-ce qu’ils choisissent la commande la plus élevée même si l’article est vendu en dessous de la commande la plus élevée, ou même à un prix de commande inférieur ? J’ai un peu confondu ma question, mais je pense que vous m’avez compris. Merci de votre réponse. Cordialement,
- Bonjour Jean-François,
La règle est la suivante : le commissaire-priseur décide du montant des enchères et de leurs paliers. S’il n’y a qu’un seul bon de commande, le prix doit rester en dessous du montant de ce bon. S’il y en a plusieurs, le prix peut dépasser les ordres les plus faibles, mais reste inférieur au plus élevé. Si plusieurs bons sont déposés au même montant, l’opérateur peut choisir arbitrairement lequel retenir. En général, il cherche à atteindre le montant du bon de commande le plus élevé (ex : il existe un ordre à 100, il place le prix à 80, espère une surenchère à 90, puis adjuger à 100 si possible). Mais il peut aussi solliciter les enchérisseurs présents en salle, ou jouer la transparence en indiquant qu’un ordre à 100 existe et proposer de monter à 110. Tout dépend du contexte et de la stratégie retenue.
Erreur système du magasin à distance (en direct)
Laurent (25 janvier 2019) : bonjour , lors d’une vente à Lyon, j’ai déposé un bon de commande de 100 euros sur Internet pour une peinture. Le commissaire-priseur a baissé son marteau et j’ai reçu un remboursement du logiciel et m’a félicité pour mon achat.Le lendemain, je suis allé chercher mon tableau sur place. Quelle n’a pas été ma surprise quand on m’a dit au conseil d’administration de la même chose ? le montant a été attribué à un autre soumissionnaire ! S’agit-il d’une erreur logicielle ? Ou est-ce un « arrangement entre amis » que je paie ? Cordialement,
- Bonjour Laurent,
Vous avez probablement été victime d’un bug technique. La plupart des plateformes de ventes aux enchères en direct connaissent ce type de dysfonctionnements. Toutefois, les opérateurs précisent dans leurs conditions générales qu’ils ne peuvent être tenus responsables des défaillances d’outils externes (internet, téléphone, ordre fixe). La solution la plus fiable reste la participation physique. Au regret de ne pouvoir vous aider davantage.
La salle des ventes ne se contente jamais de chuchoter, elle bruisse d’attentes, de doutes et de batailles serrées. Préparer son achat, connaître les règles et les pièges, c’est avancer dans la lumière plutôt qu’à tâtons. Le marteau du commissaire-priseur ne scelle pas seulement un prix, il consacre aussi un instant d’audace et de stratégie. La prochaine fois que vous franchirez la porte d’une vente, serez-vous simple spectateur… ou acteur déterminé ?

