Retrouver son passeport facilement : les bons réflexes à adopter

Mon passeport vient d’atteindre la date fatidique de péremption, sans cérémonie ni remerciements pour ses années de service. Cinq ans et une collection de tampons plus tard, je me suis surpris à repenser à tout ce que ce précieux sésame m’a permis de vivre, notamment grâce à ce rouge bordeaux devenu familier. Délivré le 25 septembre 2012, juste avant une escapade à Moscou, il aura bravé frontières et contrôles. La chance d’explorer le monde avec un passeport suédois est réelle, et il suffit d’y penser pour mesurer l’étendue de ce privilège.

Mon passeport a expiré. Et maintenant ?

Pour remettre la main sur un nouveau document et repartir, il faut passer par plusieurs étapes, ni trop longues ni complexes quand on sait à quoi s’attendre :

  • D’abord, la démarche se fait auprès de la police suédoise. Il est obligatoire de venir en personne, muni d’une pièce d’identité suédoise en cours de validité (dans mon cas, le permis de conduire fait l’affaire), et le passeport périmé s’il vous en reste un. La plupart des commissariats réclament désormais une prise de rendez-vous en ligne. C’est beaucoup plus commode et fini l’attente interminable. Même si certains sites tolèrent les demandes spontanées, la réservation prévaut aujourd’hui. Il existe une liste des points d’émission à travers le pays.
  • Concernant la photo d’identité : rien à apporter, elle est réalisée sur place lors du dépôt de la demande et comprise dans les frais.
  • Côté budget, le passeport classique réclame 350 couronnes suédoises. En cas de grande urgence, le document temporaire grimpe à 980 couronnes, valable pour un seul trajet et une durée très limitée.
  • Le règlement s’effectue au moment de la demande. En règle générale, le nouveau passeport arrive sous cinq jours ouvrables, à retirer dans le bureau choisi. Le délai n’est jamais garanti à 100 %, il peut y avoir des surprises.
  • Le retrait s’effectue uniquement en personne, personne d’autre n’a le droit de le faire à votre place. Si l’ancien passeport reste valable, il faut le remettre ; sinon il vous sera finalement rendu, invalidé (chez moi, chaque passeport périmé finit soigneusement rangé avec les souvenirs de voyage).
  • Le document d’un adulte (à partir de 12 ans) reste valable cinq ans. Pour les plus jeunes, la durée tombe à trois ans.
  • Tous les enfants et adolescents de moins de 18 ans doivent également venir en personne, avec au moins un parent ou tuteur. Il faut impérativement l’accord écrit des deux représentants légaux pour que la demande soit acceptée. Un formulaire officiel existe pour faciliter la démarche.
  • Petit rappel à ne pas négliger : certains pays demandent que le passeport reste valide plusieurs mois après votre arrivée sur leur sol. En Thaïlande par exemple, il faut compter au moins six mois de validité restante.

Pour des précisions à jour ou pour vérifier un point en particulier, la police suédoise publie toutes les instructions nécessaires sur son site, avec des pages dédiées au passeport comme à la carte d’identité.

Maintenant que ce passeport a tourné la page, impossible de ne pas se retourner sur tous ces kilomètres parcourus ensemble. Année après année, chaque tampon a sa petite histoire.

2012 :

Un automne russe, des fêtes familiales en Écosse, et puis ce premier trajet dans les couloirs du métro moscovite. La Scandinavie cède vite la place à la découverte, et les tampons commencent peu à peu à noircir les pages du livret. À partir de septembre, ce passeport n’a plus eu le temps de prendre la poussière.

2013 :

Londres, Dublin, Tallinn, Bruxelles, Reykjavik, Gdansk… Douze mois d’escapades européennes. Six villes, des rencontres, des surprises. Reykjavik et Dublin restent d’ailleurs en tête de ma liste, je ne les oublierai pas de sitôt, et le passeport en témoigne à chaque relecture de ses tampons.

2014 :

Bryce Canyon, l’Utah, une série de paysages presque irréels. Cette année, la famille s’agrandit lors d’un séjour à Ténérife. Pendant la grossesse, impossible de se passer de voyage : Dubaï accueille l’un des derniers grands déplacements avant l’arrivée de Nelly, suivi d’un road trip de trois semaines à travers l’Amérique.

2015 :

Tenerife encore, cette fois à cinq. Puis Taïwan, destination marquante, en compagnie d’amis proches. L’été, c’est la Finlande, un blog collaboratif, et la naissance d’un podcast. 2015 a été marquée par l’envie de repousser un peu plus loin les frontières habituelles, toujours avec ce même livret en poche.

2016 :

Singapour, un horizon urbain, et puis, contraste total, les plages philippines, infinies et lumineuses.

Cette année-là, l’appel du large ne s’est jamais fait attendre : Koh Lanta, le Cambodge, Singapour. Les Philippines, elles, restent gravées par leur accueil et leurs décors à couper le souffle. Un passage imprévu par Ljubljana, retour d’Écosse pour les chants de Noël traditionnels, autant d’étapes qui continuent de colorer la mémoire collective familiale.

2017 :

Monténégro, Rome, puis un long été à vivre la Suède à contretemps. L’automne s’ouvre sur des retrouvailles entre amis à Rome et en Normandie, avant les dernières escapades à Amsterdam et Lisbonne. Le passeport n’aura pas manqué d’occasions de se garnir, avant de finir rangé précieusement, là où s’empilent déjà tous ceux de voyages passés.

Un nouveau carnet attend déjà son premier tampon. Prochaines destinations en vue : Israël, Jordanie, Roumanie… et probablement bien d’autres. Ce besoin d’explorer ne disparaît pas. Un passeport se referme, mais la curiosité, elle, reste viscérale.

Choix de la rédaction